Politique de la vie nocturne montréalaise: Les SMAQ reconnaissante mais inquiète
Politique de la vie nocturne montréalaise: Les SMAQ reconnaissante mais inquiète

Les SMAQ salue le travail de la Commission sur le développement économique et urbain et l’habitation, mais demeure inquiète pour certains lieux de diffusion indépendants confrontés à une situation d’urgence.

Les SMAQ reconnait le travail et l’écoute de la Commission dans le cadre du Projet de politique de la vie nocturne montréalaise. L’association tient également à souligner l’apport essentiel des Services du développement économique et de la culture de la Ville de Montréal dans ce projet d’envergure.

Nous sommes très heureux de constater que les lieux de création et de diffusion alternatifs et émergents sont pris en compte dans les recommandations de la Commission”, se réjouit Jon Weisz, directeur général de l’association. “Ce sera maintenant au comité exécutif de mettre en application les recommandations présentées.

Les SMAQ accueille favorablement les recommandations mettant en avant le soutien aux lieux de diffusion indépendants (R-7), appelant à la révision de la réglementation du bruit des arrondissements (R-6) et la mise en place d’une gouvernance collective et claire de l’écosystème nocturne montréalais (R-12).

La Commission suggère d’intégrer le principe d’agent de changement dans les zones de vitalités nocturnes (R-3). Les SMAQ salue cette avancée significative toutefois, celle-ci appelle à son application sur l’ensemble du territoire métropolitain, arguant que la définition de ces futures zones de vitalité nocturne demeure floue et variera inévitablement selon les arrondissements. Cette approche globale évite les potentiels délais de créer de nombreuses zones nécessaires pour une efficacité réelle, une option non viable pour les lieux de diffusion alternatifs déjà précaires. Les SMAQ est d’avis qu’en appliquant ce principe sur l’ensemble du territoire, nous nous assurons d’une réponse juste et complète.

Les SMAQ reste préoccupée par l’urgence à laquelle certains lieux de diffusion sont confrontés, risquant de devoir fermer leurs portes avant que les changements préconisés ne prennent effet.

La Ville doit instaurer des solutions concrètes, et ce, à court terme face aux enjeux urgents qui menacent la survie des lieux de diffusion indépendants”, souligne M. Weisz. Il ajoute : “De nombreux lieux ne peuvent se permettre d’attendre que les mesures proposées dans la Politique soient réellement en place”. La situation d’ESC, présente aujourd’hui à la séance d’adoption des recommandations, est criante et reflète la précarité à laquelle sont confrontés de nombreux espaces qui sont vitaux pour la vie nocturne montréalaise. Ces emplacements, notamment les lieux de diffusion alternatifs, subissent des contraintes réglementaires multiples et un manque flagrant de soutien. “Un soutien rapide et efficace est nécessaire afin de sauver l’ESC et les autres lieux fragilisés”, prévient M. Weisz.

L’intégralité des recommandations émises par la Commission est disponible ici.